Le président Macron avait promis la vaccination généralisée des élèves de cinquième contre le papillomavirus humain (HPV).
Rappelons que l’HPV est responsable chaque année en France de 6000 nouveaux cas de cancers dans les deux sexes.
Cette vaccination est prévue dès la rentrée 2023 avec le recueil du consentement des deux parents, avant deux injections, l’une à l’automne 2023, la seconde au printemps 2024, en respectant un intervalle minimum de 6 mois entre les deux doses. Cette campagne est prête à se déployer dans notre région Auvergne Rhône Alpes. Au total plus de 100 000 élèves de 833 collèges privés et publics sont concernés.
Il est prévu que les injections seront administrées par des « équipes mobiles » de professionnels de santé extérieurs au collège, sous la responsabilité de « centres de vaccination » rattachés aux établissements de soins publics et privés du département.
L’objectif affiché par le gouvernement est de vacciner au moins 80 % des élèves d’ici 2030. Nous en sommes très loin actuellement en France avec une moyenne de 25 % d’enfants vaccinés (41,6 % chez les filles et 8,2 % chez les garçons).
Le gouvernement a adressé une lettre destinée aux parents d’élèves de sixième qui sont passés en cinquième en septembre, en rappelant la gratuité totale de cette vaccination et en annonçant la tenue de séances d’information.
Ce vaccin est commercialisé en France depuis plus de 15 ans, et pres de 500 millions de doses ont été injectées dans le monde. La preuve de l’innocuité de ce vaccin est donc bien documentée.
On ne peut que regretter que la vaccination HPV n’ait pas été inclue dans les vaccinations obligatoires définies en juin 2017 par Madame Agnès BUZYN, ministre de la Santé de l’époque.