LES DIFFÉRENTS DÉPISTAGES PROPOSÉS
Cancer du sein
Cancer du poumon
Cancer colo-rectal
Cancer du col de l’uterus
DÉPISTAGE ORGANISÉ du CANCER du SEIN
LE CANCER DU SEIN EST LE CANCER LE PLUS FRÉQUENT CHEZ LA FEMME.
On estime qu’une femme sur huit sera concernée par le cancer du sein au cours de sa vie.
En 2025, 61 500 nouveaux cas de cancer du sein ont été détectés en France En Détecté à temps, le taux de guérison du cancer du sein est de 90%. Face à ce constat, les pouvoirs publics ont mis en place un dépistage organisé. Dans l’Ain le taux de participation au dépistage dépasse les 50%, contre 48 % au niveau national.
DE 50 A 74 ANS, UNE MAMMOGRAPHIE TOUS LES DEUX ANS !
À partir de l’âge de 50 ans, un courrier est envoyé à toutes les femmes, par le CRCDC 01 (Centre Régional de Coordination de Dépistage des cancers, antenne de l’Ain), structure en charge du dépistage organisé de notre département, pour rappeler que l’échéance est arrivée. Il suffit de prendre rendez-vous auprès d’un cabinet de radiologie. Tous les radiologues de l’Ain sont habilités à réaliser ce dépistage.
Cet examen est pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie. La consultation et l’examen seront gratuits et sans avance de frais. Si vous êtes une femme âgée de 50 à 74 ans et que vous n’avez pas reçu ce courrier, renseignez-vous auprès du CRCDC 01 au 04 74 45 30 30.
Tout savoir sur la mammographie
La mammographie est une radio qui nécessite de faire pression sur les seins durant très peu de temps. Cet examen ne nécessite pas de préparation particulière. Ainsi, il n’est pas utile d’être à jeun ou d’avoir changé quoi que ce soit dans vos habitudes avant le rendez-vous.
Dans le cadre du dépistage organisé, tous les clichés considérés comme normaux par le radiologue sont examinés par un second radiologue. C’est le CRCDC01 qui organise dans ses locaux une seconde lecture de ces mammographies. Il s’agit d’un gage de fiabilité. Dans un délai d’environ deux semaines, vous recevez les résultats de cette seconde lecture.
Dans la majorité des cas (93%), aucune anomalie n’est détectée.
LE CANCER DU SEIN : SOUVENT ASYMPTOMATIQUE
5 à 10 % de ces cancers ont une origine génétique héréditaire ; 85 à 90 % des cas (forme dite sporadique ou non-héréditaire) ont des origines environnementales ou inconnues. Les facteurs de risque retenus sont la consommation d’alcool, de sucre en excès, de graisses hydrogénées, l’obésité, le manque d’activité physique. Une première grossesse tardive et l’absence d’allaitement favoriseraient aussi ce cancer.
Le cancer du sein peut passer inaperçu, sans provoquer ni fatigue, ni mal-être, ni grosseur palpable. La mammographie permet le dépistage avant que les premiers symptômes apparaissent. C’est donc un examen incontournable.
Prises en charge à temps, les femmes reçoivent des traitements moins mutilants, moins lourds et plus efficaces.
Il est important de faire une mammographie tous les deux ans. Dans l’intervalle, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant si vous remarquez des changements inhabituels au niveau de vos seins.
Quels sont les inconvénients de cet examen ?
Cet examen médical peut générer de l’attente et de l’inquiétude lorsque des examens complémentaires sont nécessaires. Dans la plupart des cas, il s’avère que les anomalies découvertes sont bénignes : il ne s’agit pas de cancer. Cependant, l’attente des résultats peut être angoissante.
Aussi, dans l’état actuel des connaissances scientifiques et médicales, le diagnostic ne permet pas de différencier les cancers qui vont évoluer, et les très rares formes qui évolueront peu ou pas et resteront sans conséquence pour la santé de la personne. Il s’agit bien pourtant de réels cancers. En l’absence de critères permettant d’identifier ces très rares cancers non évolutifs, on est contraint de proposer le protocole de traitement habituel.
Octobre Rose
Le mois d’Octobre est dédié au dépistage du cancer du sein. Afin de rappeler l’importance du dépistage, de plus en plus de municipalités et de commerçants décorent de rose leurs rues et leurs boutiques, et organisent des animations pour faire prendre conscience aux femmes de la nécessité de se faire examiner.
*********************
DÉPISTAGE PULMONAIRE : LE « PNEUMOBILE » PRÈS DE CHEZ VOUS
Depuis juin 2025, le programme de dépistage mobile du cancer du poumon est sur la route , en Auvergne Rhône-Alpes, pour vous offrir un accès facilité au dépistage, là où vous en avez besoin.
Le cancer du poumon est une maladie silencieuse, qui ne donne pas ou très peu de symptôme dans les premiers stades de la maladie. Le dépistage par scanner thoracique sans injection et faible dose d’irradiation permet de la détecter à un stade précoce avant leur apparition. Lorsque le cancer est détecté tôt, il est souvent plus facile à traiter, ce qui augmente les chances de guérison. Le dépistage est particulièrement important pour les personnes dites à risque comme les fumeurs ou ancien fumeurs. En identifiant des anomalies avant qu’elles ne deviennent graves, le dépistage permet de commencer un traitement plus rapidement, ce qui peut améliorer la qualité de vie et prolonger la vie.
Le service de pneumologie de l’hôpital Lyon Sud vous propose un programme de dépistage mobile du cancer du poumon, qui vient directement près de chez vous. Plus besoin de vous déplacer loin, notre équipe de professionnels de santé est là, dans son camion, pour vous offrir un parcours de soin complet.
A bord, différents examens seront réalisés :
– Un scanner thoracique sans injection à faible dose d’irradiation (Tomodensitométrie ou TDM),
– Une examen du souffle (spirométrie),
– Une évaluation de votre risque cardiovasculaire (Mesure du cholestérol et de la tension),
– Si vous êtes fumeurs, vous pourrez rencontrer notre infirmière tabacologue et discuter de votre consommation de tabac. Et pourquoi pas entamer un sevrage!
Êtes-vous éligibles ?
Ce dépistage mobile est spécialement destiné aux personnes âgées de 50 à 74 ans, fumeurs ou ancien fumeurs ayant un historique de consommation élevé de tabac. Vous pouvez déterminer si vous êtes éligibles.
Comptez 45 à 60 minutes à bord pour réaliser tous les examens. Nous vous invitons à vous présenter 10 minutes avant votre heure de rdv et si vous en avez, veillez à bien amener votre carte vital avec vous (ou autres cartes de prise en charge) ainsi qu’une pièce d’identité.
Ne laissez pas le temps passer, prenez votre santé en main et rejoignez notre programme mobile de dépistage !
Comment participer ?
Pour participer au dépistage mobile, découvrez l’itinéraire du camion sur site suivant https://www.pneumologie-lyonsud.fr/ilyad
Si nous passons près de chez vous, vous pouvez vous inscrire sur les plages de rendez-vous via notre plateforme MyHCL (une fois sur MyHCL cliquer sur « sélectionner », et à nouveau sur « sélectionner » dans dépistage mobile).
N’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ou à tout autre professionnel de santé !
Hôpital Lyon Sud – Plan et informations pratiques
165 Chemin du Grand Revoyet, 69495 Pierre-Bénite
04 78 86 44 01
Le 1er bilan à 6 mois :
653 patients (64 % non sevrés, 36 % sevrés, 55 % hommes, 45 % femmes)
540 négatifs (88,7 %), 49 indeterminés(8 %), 17 positifs (2,8 %)
DÉPISTAGE ORGANISÉ du CANCER COLO-RECTAL
LE CANCER COLORECTAL EST LE 3ème CANCER LE PLUS FRÉQUENT EN FRANCE.
Le cancer colorectal est une tumeur maligne de la muqueuse du côlon ou du rectum.
Avec plus de 43 000 nouveaux cas annuels, c’est le 3ème cancer le plus fréquent en France et le deuxième en termes de mortalité après le cancer du poumon.
En France, le cancer colorectal tue chaque année près de 18 000 personnes.
Ce cancer est l’un des plus fréquents et touche 4 hommes sur 100 et 3 femmes sur 100, le plus souvent après l’âge de 50 ans.
Pourtant, lorsqu’il est détecté à un stade précoce, il se guérit dans 90% des cas.
Le cancer colorectal évolue souvent sans symptôme ou signe avant-coureur. La seule façon de le détecter est le dépistage. Dans 95% des cas, ce cancer survient après l’âge de 50 ans. C’est pour cette raison que le test de dépistage organisé est proposé aux hommes ET aux femmes de 50 à 74 ans.
Au niveau national, le taux de participation s’élève à moins de 30%.
Dans l’Ain il « monte » à 32 % (données de 2019).
Tant qu’on n’atteindra pas 65 % de participation aux campagnes de dépistage, on n’aura pas d’influence sur la mortalité du cancer colo-rectal.
Afin de convaincre le public, une structure gonflable, le Colon-Tour ® sillonne la France depuis 2012. A l’intérieur de ce colon gonflable géant, les principales pathologies sont représentées. Les organisateurs expliquent ainsi de manière imagée l’évolution depuis le polype jusqu’au cancer et répondent aux questions des visiteurs
LE TEST IMMUNOLOGIQUE
Depuis 2009, les pouvoirs publics ont mis en place un programme national de dépistage organisé du cancer colorectal. Il est géré au niveau de chaque département par des structures en charge de l’organisation des dépistages. Dans l’Ain, c’est le CRCDC01 (Centre Régional de Coordination de Dépistage des cancers, antenne de l’Ain), qui est la structure en charge du dépistage organisé de notre département
Ce programme offre à toutes les personnes de 50 à 74 ans, la possibilité de réaliser un test de recherche de sang occulte dans les selles.
Si vous êtes un homme ou une femme de 50 à 74 ans et que vous n’avez pas reçu ce courrier, renseignez-vous auprès du CRCDC01 au 04 74 45 30 30.
Le test immunologique de dépistage est aujourd’hui le moyen le plus efficace pour agir
contre le cancer colorectal. En 2015, ce nouveau test plus performant et plus fiable a remplacé définitivement le test « au Gaïac » (qui était connu sous le nom de« Hemoccult 2 »).
Si vous avez entre 50 et 74 ans, un courrier est envoyé tous les deux ans à votre domicile pour vous inviter à retirer votre test chez votre médecin traitant. Le test et son analyse sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie, et sans avance de frais de votre part.
,Votre médecin détermine avec vous, selon vos antécédents, si ce test est approprié à votre situation personnelle. Si vous n’avez pas d’antécédents familiaux de cancer colorectal ou de maladies du côlon, il vous explique comment utiliser le test et vous le remet.
Le test immunologique : un test simple et rapide, à faire chez vous.
Il permet de prélever de façon très hygiénique, un seul échantillon de vos selles grâce à une tige à replacer dans un petit tube hermétique.
Vous devez compléter la fiche de renseignements et coller les étiquettes fournies dans votre courrier d’invitation, sur les espaces prévus à cet effet, ainsi que sur le tube de prélèvement. Vous placez le tout dans l’enveloppe T fournie avec le kit. Il faut la poster dans les plus brefs délais. Votre prélèvement sera ensuite analysé, il s’agira de rechercher des traces du sang humain dans vos selles.
Les résultats vous seront envoyés par courrier ainsi qu’à votre médecin traitant.
Dans 96% des cas, les résultats des tests sont négatifs : Rien à signaler !
N’oubliez pas de refaire le test tous les deux ans !
Cependant, n’attendez pas le délai de deux ans pour aller consulter votre médecin traitant si vous rencontrez certains signes anormaux.
Les signes anormaux qui doivent vous alerter :
- Présence de sang dans les selles
- Troubles du transit d’apparition récente
- Douleurs abdominales inexpliquées et d’apparition récente
- Amaigrissement inexpliqué
Dans 4% des cas, les résultats des tests sont positifs
Cela ne signifie pas forcément que vous avez un cancer, mais que du sang a été détecté dans vos selles. Pour savoir d’où vient ce sang, votre médecin vous adressera à un médecin gastro-entérologue afin qu’il réalise une coloscopie.
DÉPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS
Le cancer du col de l’utérus est dû à une infection par un virus appelé papillomavirus humain (HPV). Ce virus se transmet le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. L’utilisation d’un préservatif ne permet pas de s’en protéger complètement.
Les HPV sont aussi responsables de cancer de la vulve, du vagin, de l’anus, et de la sphère orale et laryngée.
Dans 90 % des cas, l’infection disparaît le plus souvent sans créer de lésions du col.
Si l’infection à HPV oncogène persiste, des lésions dites précancéreuses peuvent se développer. Elles régressent souvent mais peuvent évoluer vers un cancer.
Le cancer du col de l’utérus survient le plus souvent à partir de 40 ans et touche près de 3 000 femmes chaque année en France.
Les lésions précancéreuses sont beaucoup plus fréquentes que les cancers : elles sont identifiées chez plus de 30 000 femmes chaque année en France.
La vaccination protège contre environ 90% des HPV responsables des cancers du col de l’utérus.
Cette vaccination est proposée tous les enfants, garçons et filles, de 11 à 14 ans avec 2 doses espacées de 6 mois avec possibilité de rattrapage de 15 à 25 ans avec 3 doses.
Le dépistage du cancer du col de l’utérus se fait par frottis cervical systématique de 25 à 65 ans
Les 2 premiers frottis se font à un an d’intervalle même si on est vacciné contre l’HPV.
Si le résultat des 2 dépistages est négatif on fera ensuite un dépistage tous les 3 ans.
Le frottis peut être réalisé par le médecin généraliste, le gynécologue, une sage-femme, un laboratoire d’analyse médicale, un hôpital, un centre de santé, un centre de planification familiale.
Il est conseillé de réaliser le frottis
- en dehors des règles
- en évitant les rapports sexuels 24 à 48 h avant
- en dehors de tout traitement par voie vaginale (ovules)
- même si vous êtes enceinte.
L’association vaccination HPV + Frottis permettra à terme l’éradication du cancer du col de l’utérus (cf Australie)