La constatation du peu d’enthousiasme de la population pour le test fécal, qui ne parvient pas à décoller en particulier en France, a poussé les chercheurs à expérimenter un autre mode de dépistage du cancer colo-rectal dont la fréquence augmente d’année en année avec une mortalité de près de 60 %.

Un test sanguin basé sur la recherche de l’ADN tumoral a été développé par la société Guardant. The New England Journal of Medicine a publié les résultats d’une étude de phase 3 de grande ampleur.

 

Toutefois ce test sanguin ne semble pas encore être le candidat idéal.

En effet sa sensibilité est globalement inférieure au test fécal actuel, et surtout elle est franchement moins bonne pour les stades précoces.

Dans ces conditions la place de ce test sanguin à ADN serait limitée à être une alternative pour les sujets qui refusent test fécal et coloscopie de dépistage. Mais il faudrait  néanmoins qu’ils acceptent le principe d’une coloscopie si le test est positif.

Dans l’état actuel de l’avancée des travaux on peut conclure qu’en raison de performances actuelles moyennes, le test sanguin à l’ADN ne doit pas être proposé pour remplacer les tests fécaux car il n’est ni aussi performant ni aussi coût-

efficace.

 

D’après le quotidien du médecin numéro 10 025 du vendredi 26 avril 2024