La Ligue est le premier et le seul financeur associatif de la recherche sur les cancers des enfants, des adolescents, et des adultes jeunes, grâce à son partenariat avec l’enseigne E. Leclerc dans le cadre de l’opération « Tous unis contre le cancer des enfants et des adolescents ».

Les cancers pédiatriques sont des maladies rares, hétérogènes, regroupant plus de 60 types de cancers différents, touchant principalement le sang, le système nerveux central, et les tissus osseux et mous. Ils représentent moins de 2 % de l’ensemble des cancers. Ils se différencient des cancers de l’adulte par des particularités cellulaires et biologiques.

Le cancer est la première cause de décès par maladie chez les moins de 20 ans. Chaque année 2 500 nouveau cas de cancers sont découverts chez les enfants et adolescents. Un taux global de survie à cinq ans de 83 % est obtenu actuellement chez les enfants atteints de cancer, au prix de séquelles et d’effets secondaires dus aux traitements.

Il est indispensable de mettre en place de nouvelles voies thérapeutiques issues de la recherche, mais l’amélioration des approches thérapeutiques actuelles reste un objectif majeur. En outre, envisager l’après-cancer est essentiel pour mieux évaluer la qualité de vie des enfants guéris et mettre en place toutes les mesures nécessaires à son amélioration.

Parmi les équipes de recherches pédiatriques labellisées par la Ligue nationale on trouve en bonne place Marie CASTETS que finance la Ligue de l’Ain depuis 2015. Son projet (Inserm U 1052, CNRS 5286, Université Claude Bernard Lyon, CRCL, IHOPE) porte sur l’étude du mécanisme à l’origine des rhabdomyosarcomes, tumeurs qui se développent aux dépens des cellules des muscles squelettiques et qui est une des principales formes de sarcomes de l’enfant et de l’adolescent. L’objectif de Marie CASTETS et de son équipe : identifier les programmes de développement détourné dans les rhabdomyosarcomes, afin de concevoir de nouveaux composés thérapeutiques pouvant les cibler et éliminer les cellules tumorales.

 

On estime aujourd’hui en France entre 40 000 et 50 000 le nombre de personnes de 20 à 45 ans ayant été traitées pour un cancer pédiatrique.

Les effets secondaires des traitements subis dans l’enfance affectent un grand nombre de ces survivants alors que seulement 30 % d’entre eux bénéficient d’un suivi. L’éducation à la santé de cette population constitue donc un véritable défi de santé publique.

La Ligue a participé à la conception d’un module de suivi à long terme intitulé « Cancer dans l’enfance, bien vivre après ». Cette formation en ligne apporte un ensemble d’informations personnalisées permettant aux survivants d’organiser leur progression avec leur médecin, afin de réduire certaines inégalités de santé en contribuant à améliorer le suivi et la qualité de vie des survivants d’un cancer de l’enfant.

Au cours des 40 dernières années, des progrès thérapeutiques considérables ont transformé le pronostic des cancers des enfants et des adolescents, tout particulièrement dans les cancers hématologiques (leucémie, maladie de Hodgkin…).

Toutefois la maladie elle-même, l’intensité des thérapeutiques, les difficultés associées au parcours, le retentissement social et scolaire expose à des effets secondaires tardifs et à des complications collatérales qui peuvent retentir sur l’état de santé, la qualité de vie, et l’insertion sociale, longtemps après la fin des traitements.