Nirvana : Essai clinique international majeur pour guérir davantage de patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire.
Le cancer de l’ovaire est une maladie relativement rare (environ 5000 cas par an en France, soit 12 fois moins que le cancer du sein), mais qui reste malheureusement encore trop souvent mortelle. Atteignant en général des femmes de plus de 65 ans, elle n’entraîne que peu de symptômes et encore ceux-ci sont-ils rarement spécifiques : trouble du transit, douleurs abdominales vagues, gonflement du ventre… c’est la raison pour laquelle le diagnostic est porté dans 80 % des cas à un stade avancé, où le cancer de l’ovaire s’étend à la cavité abdominale et notamment au péritoine, une membrane qui recouvre les viscères. La chirurgie reste le traitement principal, mais elle n’est hélas pas suffisante.
Si les traitements médicaux comme la chimiothérapie sont en général très efficaces, permettant aux patientes de vivre plusieurs années avec cette maladie, le taux de guérison jusqu’au milieu des années 2010 n’était guère supérieur à 10 %.
C’est la découverte récente (une décennie environ) d’un phénomène appelé « l’instabilité génétique », qui concerne environ la moitié des cancers de l’ovaire, qui a permis de mettre au point des médicaments appelés « inhibiteurs de PARP », dont le mécanisme d’action consiste à fragiliser les cellules cancéreuses présentant une instabilité génétique, accroissant la mortalité de ces cellules avec un faible retentissement sur les cellules normales. Donnés par voie orale, dans les suites d’une chirurgie, puis d’une chimiothérapie, pendant 2 à 3 ans – ce que l’on appelle un traitement de maintenance –, ils permettent de réduire considérablement le risque de rechute et d’améliorer les chances de guérison, jusqu’à plus de 40 % à 5 ans.
Nous sommes très reconnaissants au Comité de l’Ain de la Ligue contre le Cancer d’avoir accepté de financer cette recherche biologique, qui permettra à l’étude Nirvana de présenter des résultats convaincants pour la communauté cancérologique internationale.