Semaine après semaine les « anti-vax » et les « anti-pass » s’égosillent dans les rues au nom d’une atteinte à leurs libertés, oubliant juste que la carte bancaire et le téléphone portable qu’ils utilisent depuis des années permettent de les pister au mètre près, et ne se formalisant pas lorsqu’on leur demande une pièce d’identité pour un payement par chèque.

Les « vrais malades », quant à eux, ont un intérêt majeur à se faire vacciner. Pour eux c’est une question de vie ou de mort.

En cas de contamination à la COVID-19, les patients atteints de cancer et qui suivent un traitement altérant leurs défenses immunitaires sont vulnérables et risquent de développer une forme sévère de la maladie (au même titre que les personnes porteuses de pathologies chroniques, diabète, hypertension artérielle, insuffisance respiratoire…).
Certaines complications respiratoires de la COVID-19 peuvent mettre en jeu le pronostic vital, en plus du risque associé au cancer. Elles surviennent en général rapidement et sont importantes, surtout dans un contexte de chirurgie ou de chimiothérapie récente. Les personnes atteintes de cancers évolutifs ou immunodéprimées justifient ainsi des mesures de précaution particulières.

Il est primordial d’appliquer les mesures de précaution et les gestes barrières. Il est vital de vacciner les malades traités pour un cancer, en prévoyant 3 injections à un mois d’intervalle du fait de l’amoindrissement des capacités immunitaires. Il faut également sensibiliser l’entourage et l’inviter à respecter également ces consignes.

En effet, en cas d’infection par la COVID-19, on pourrait être amené à suspendre temporairement un traitement anticancéreux qui diminue les défenses immunitaires et fragilise. En aucun cas il ne faut interrompre les traitements de sa propre initiative. Consulter le généraliste ou l’oncologue en cas de doute.

Dans un autre ordre de recommandations, il est fondamental que les personnes qui en reçoivent l’invitation fasse réaliser les actes de dépistage, mammographie, recherche de sang occulte dans les selles, et sous prétexte de confinement qu’elles ne laissent pas passer le moment d’un diagnostic précoce, garant d’une guérison.