La CoViD-19 a fait près de 30 000 victimes en France depuis le 1er mars. Tous les médias en ont parlé. Mais on a très peu évoqué les victimes collatérales de la pandémie, ces personnes qui n’ont pas contracté la maladie, mais qui ont laissé évoluer une pathologie faute d’avoir consulté ou faute d’avoir effectué un dépistage conseillé. Diabète, maladies vasculaires, mais aussi cancer.
Le Professeur Jean-Yves BLAY, président d’Unicancer, fédération des centres anticancéreux français (et directeur du centre anticancéreux Léon Bérard de Lyon) précise que les traitements des cancers connus n’ont pratiquement pas été impactés.

Par contre il estime à 30 000 le nombre de cas de cancers non détectés pendant la période du confinement. À titre d’exemple, dans la région Auvergne Rhône-Alpes, le nombre de coloscopies a chuté de 80 %.
Pour certains cancers (sein, colon) un retard de diagnostic d’un mois équivaut à une perte de chances de survie environ 15 %.On peut de ce fait craindre 5 000 à 10 000 décès en excès par cancer en France en raison de la CoViD-19.
En cas de symptômes, il est vital que les malades consultent très rapidement.
Il est urgent que les dépistages conseillés (sein, colon, col de l’utérus) soit réalisés.