Elle est estLe seuil sinistre des 100 000 morts par CoViD-19 vient d’être franchi en France. Il est inutile d’épiloguer sur la différence de stratégie entre l’Europe, les Etats Unis et l’Asie, à laquelle on attribue des taux de mortalité bien différents.
A notre échelle, il est révoltant de constater des rassemblements festifs de personnes sans masque et sans distanciation. Il est inqualifiable d’entendre des soignants refuser la vaccination qui leur est proposée. Il est scandaleux de constater que certains médias participent au “ vaccine-bashing ” et colportent des contre-vérités.

Mais en outre, la CoViD-19 va avoir des effets collatéraux effroyables chez les malades atteints de cancer : Le confinement a conduit la population à ne pas réaliser les actes de prévention conseillés. Il a poussé les malades symptomatiques à ne pas consulter de crainte d’être contaminés.
La sur-occupation des établissements de soin a contraint à ajourner des examens diagnostiques (en Auvergne-Rhône-Alpes le nombre de coloscopies aurait diminué de 80 %), à repousser des traitements, des interventions chirurgicales.
De tout cela, il s’en est suivi une perte de chance pour de nombreux malades. Elle est estimée en moyenne à 10 % de perte de chance de guérison par mois de retard….

On évalue le nombre de malades qui risquent de mourir de leur cancer alors qu’elles auraient pu vivre à plus de 13 500 pour la France. Pour reprendre les mots du Professeur Axel KAHN, président national de la Ligue contre le cancer : “il faut penser à ces personnes qui, alors qu’elles combattent une maladie grave, ont l’impression qu’on les abandonne, qu’on les sacrifie”.

L’ARN est étudié depuis des années. L’ARN médicament constitue une véritable révolution. Il a permis d’obtenir un vaccin contre le CoViD-19. Il va constituer un espoir thérapeutique majeur dans le traitement des cancers.
Notre comité soutient financièrement une équipe de recherche qui aborde le sujet (voir ici “Actualités médicales” ►Plateforme Single cell/génomique).