Quand on entend le mot “cancer”, on pense immédiatement à une bataille.
Une bataille contre la maladie. Une bataille médicale. Une bataille physique.

Mais si je vous disais… que le vrai combat du cancer n’est pas celui que l’on croit ?
On parle beaucoup des traitements, des médecins, des chiffres de survie.
Et bien sûr, tout ça compte.
Mais on oublie souvent une chose essentielle :
Le cancer ne s’attaque pas seulement au corps… il s’attaque à la vie.
Depuis plus de 15 ans, ma tante a enchainé 7 cancers et est toujours malade à ce jour.
Au fil des années, on a vu le nombre de traitements et de médicaments que son corps s’est vu infligé, ses pertes d’autonomie et d’énergie, la perte d’une partie de sa féminité, les dégâts physiques et mentaux qui l’ont marqué à vie.
Son parcours m’a inspiré les réflexions qui suivent.

Aujourd’hui, environ 1 personne sur 2 sera touchée par un cancer au cours de sa vie.
1 sur 2.
Ça veut dire que dans cette salle, statistiquement, la moitié d’entre nous sera concernée, directement ou indirectement.
Et pourtant, on continue souvent d’en parler comme d’un simple problème médical.
Comme si tout se jouait à l’hôpital.
Alors que le vrai combat… commence souvent après.
Après l’annonce.
Après le choc.
Après ce moment où tout s’arrête.

On pense juste à une chose :
Est-ce que je vais mourir ?
Et peut-être encore pire :
Quand ?
Demain ?
Dans six mois ?
Dans cinq ans ?

Parce que le cancer, ce n’est pas seulement lutter pour vivre.
C’est lutter pour continuer à être soi.
C’est apprendre à vivre avec la peur.
La peur du regard des autres.
La peur de l’avenir.
La peur que ça revienne.

Une douleur inhabituelle devient une angoisse.
Une fatigue fait peur.
Un simple rendez-vous médical peut faire trembler.
C’est aussi se sentir seul, même entouré.
Parce que personne ne comprend vraiment ce que ça fait.

 

Et puis il y a aussi quelque chose dont on parle très peu : le regard des autres.
La pitié.
Les attitudes qui changent.
Les mots maladroits, même quand ils partent d’une bonne intention.
On a parfois l’impression d’être réduit à la maladie ; comme si on n’était plus une personne, mais seulement un diagnostic.

Et pourtant, le cancer ne touche jamais une seule personne.
Il touche aussi l’entourage.
Les parents qui s’inquiètent en silence.
Le conjoint qui essaie de rester fort, même quand il ne l’est pas vraiment.
Les enfants qui sentent que quelque chose a changé, sans toujours comprendre quoi.
C’est toute une famille qui vit avec cette peur, cette incertitude.
Toute une famille qui souffre, parfois sans le dire.

Et malgré tout ça, il reste quelque chose de très fort : le mental.
Parce que parfois, le simple fait d’y croire peut vraiment faire la différence.
L’espoir ne guérit pas tout, mais il permet de tenir, de continuer, de ne pas lâcher.
C’est presque comme un effet placebo : quand l’esprit trouve encore une raison d’avancer, le corps suit un peu mieux.
Et cette dimension-là, on en parle encore trop peu.

Parce qu’au fond, le vrai combat ne s’arrête pas au fait de survivre.
Le vrai combat, c’est de continuer à vivre après.
C’est retrouver confiance en son corps.
C’est accepter qu’on ne sera plus exactement comme avant.
C’est réussir à se reconstruire, avec une histoire qu’on n’a pas choisie.

Alors aujourd’hui, si je devais défendre une cause ; ce ne serait pas seulement la lutte contre le cancer.
Ce serait aussi la lutte contre tout ce qu’on ne voit pas.
La souffrance psychologique.
La solitude.
La peur.
La perte de soi.

Parce que le cancer, ce n’est pas la mort.
Le cancer, c’est le combat.
Un combat physique, bien sûr ; mais surtout un combat mental, humain, souvent silencieux.
Et ce combat-là mérite autant d’attention que la maladie elle-même.
Parce qu’au fond, le vrai combat du cancer n’est pas toujours celui qu’on voit.
C’est souvent celui qui se passe à l’intérieur.

Ma tante est un modèle de résilience pour toute ma famille quand on voit le nombre de diagnostic auquel elle a dû faire face
Parfois sans aucune humanité.
Comme l’a dit Lance Armstrong :
“Le cancer, ce n’est pas seulement une maladie du corps, c’est une épreuve de l’esprit.”

Pour toi,
Stella