On constate une augmentation notable des cancers ORL provoqués par HPV (Human Papilloma Virus ou papillomavirus humain)
A côté des cancers ORL dus au tabac et / ou à l’alcool, un nombre croissant de cancers ORL, en particulier de l’oropharynx, sont liés à HPV.
Le dépistage en est difficile car les lésions se situent au fond des cryptes amygdaliennes, peu accessibles à des prélèvements simples.
Par ailleurs, la recherche d’ADN de papillomavirus cancérigènes sur la salive n’a pas donné de résultats convaincants.
La mise en évidence d’anticorps visant une onco-protéine précoce de papillomavirus cancérigènes, la protéine E6, est beaucoup plus prometteuse.
Il semble certain maintenant que 90 % des individus atteints d’un cancer lié à HPV seraient porteurs de ces anticorps une dizaine d’années avant l’apparition du cancer. Et c’est dans l’oropharynx qu’on trouverait le plus souvent l’association protéine E6 positive et cancer.
Ce test est encore en phase expérimentale. Seul un centre de recherche allemand est en mesure actuellement de le réaliser
Un autre marqueur, l’ADN d’HPV circulant, indiquerait la présence de lésions cancéreuses minimes et pourrait être utilisé pour la surveillance des récidives après traitement. L’ADN d’HPV circulant, positif avant traitement, négatif après traitement, réapparaît et augmente progressivement dans le cas de récidive avant qu’elle ne soit cliniquement décelable.
(d’après Quotidien du Médecin Hebdo n° 10 004 du 10 novembre 2023)