TAUX DE PARTICIPATION AU DOCCU 2020-2022 :

Taux AuRA : 66,3%

Les taux de couverture du Dépistage Organisé du Cancer du Col de l’Utérus (DOCCU) sont en augmentation sur la majorité des départements de la région Auvergne Rhône-Alpes. Avec 66,3%, nous progressons encore avec comme objectif d’atteindre les 70% de femmes dépistées (objectif de l’Organisation Mondiale de la Santé), même si sur certains territoire la progression est encore faible. Nous avons choisi d’intensifier nos actions sur les territoires sous la moyenne régionale et sur les publics qui sont éloignés du système de santé et donc du dépistage.  Le dépistage sauve des vies et reste la meilleure arme contre le cancer.

Avec 3 159 nouveaux cas chaque année en France pour 1 117 décès, le cancer du col de l’utérus est pourtant évitable. Il est causé par des virus appelés “papillomavirus humains” (HPV). Très fréquents, ces virus se transmettent le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. Le préservatif ne permet pas de s’en protéger complètement.

Il arrive que l’infection due aux HPV, si elle persiste, puisse entraîner des lésions au niveau du col de l’utérus, qui peuvent évoluer à long terme vers un cancer.

Face à ce cancer, il y a deux moyens complémentaires d’agir :

  • la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) pour les garçons et les filles entre 11 et 14 ans. Elle peut être proposée en rattrapage jusqu’à 19 ans inclus. Elle est également recommandée jusqu’à 26 ans révolus pour les hommes qui ont ou ont eu des relations sexuelles avec des hommes. La Haute Autorité de santé a évalué l’opportunité d’élargir le rattrapage à tous les jeunes adultes, jusqu’à 26 ans révolus ;
  • la réalisation d’un test de dépistage pour les femmes entre 25 et 65 ans avec un rythme de frottis défini en fonction de l’examen et de l’âge (cf. ci-dessous).

Dans le cadre du programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, il est recommandé de :

  • faire un frottis de dépistage avec un examen cytologique à 25 ans renouvelé 1 an après (2 prélèvements normaux à 1 an d’intervalle) puis tous les 3 ans jusqu’à 29 ans ;
  • faire un frottis de dépistage avec test HPV tous les 5 ans de 30 à 65 ans (recommandation depuis août 2020).

Les professionnels de santé habilités à réaliser ces tests de dépistage sont les sages femmes, les médecins généralistes et les gynécologues, auxquels s’ajoutent désormais, les praticiens des laboratoires de biologie médicale.

Dans le cadre du programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, il est recommandé de :

  • faire un frottis de dépistage avec un examen cytologique à 25 ans renouvelé 1 an après (2 prélèvements normaux à 1 an d’intervalle) puis tous les 3 ans jusqu’à 29 ans ;
  • faire un frottis de dépistage avec test HPV tous les 5 ans de 30 à 65 ans (recommandation depuis août 2020).
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Les professionnels de santé habilités à réaliser ces tests de dépistage sont les sages femmes, les médecins généralistes et les gynécologues, auxquels s’ajoutent désormais, les praticiens des laboratoires de biologie médicale.

RAPPEL DE BONNES PRATIQUES 

 

  • Pour un frottis de qualité, il est préférable d’avoir recours au spéculum qui permet de réaliser le prélèvement au « bon endroit » et un contrôle visuel du col.
  • L’auto-prélèvement n’est réservé qu’aux aux femmes très opposées. Le frottis est aussi l’occasion de faire un examen gynécologique complet.
  • Toutes les femmes vaccinées ou non contre l’HPV peuvent bénéficier du dépistage.  
  • Même enceinte les patientes doivent se faire dépister
  • Qu’importe l’orientation sexuelle des patientes, elles doivent se faire dépister à compter du 1er rapport/1ère activité sexuelle car elles peuvent être porteuses du virus HPV