Le nouveau département de biologie computationnelle va développer des nouveaux outils d’analyse des données d’IA et de ML (Apprentissage Automatique) au service des équipes de recherche qui seront formées et pourront aussi collaborer plus facilement.
Ses nouveaux outils, qui considèrent la nature aléatoire et dynamique des cancers, permettront de trouver des nouvelles cibles thérapeutiques et des diagnostics plus prédictifs pour prévenir des cancers, leurs rechutes et améliorer les traitements existants.
Projet détaillé :
L’arrivée, depuis quelques années, de nouvelles technologies expérimentales, comme les techniques de single cell ou encore les spatial omics a permis aux chercheurs de générer des volumes de données absolument faramineux. L’accès à ces données, combinés à l’utilisation de l’intelligence artificielle, laissait envisager une certaine accélération dans l’identification de biomarqueurs d’intérêt et la conception de nouveaux traitements. Cependant, les résultats en matière de percées scientifiques et de développement de nouvelles thérapies pour les patients via cette approche ne sont pas encore au rendez-vous. Il semble donc crucial d’adopter de nouvelles pratiques afin de transformer le potentiel que représente la génération de ces données en connaissances exploitables afin de proposer de nouveaux traitements dans les années à venir.
Le nouveau directeur du département de biologie computationnelle a transposé avec succès le model-based-systems-engineering en cancérologie. Cette nouvelle approche a déjà permis, en collaboration avec deux équipes de recherche, de développer des jumeaux numériques de cellules tumorales. Ces modèles sont capables de simuler des phénomènes de plasticité, c’est-à-dire la manière dont les cellules cancéreuses peuvent se modifier pour échapper aux traitements.
Cette méthode est donc applicable à toutes les étapes de R&D, notamment en phase clinique où les données sont moins abondantes et ainsi adresser des problématiques de rechute ou des cancers rares, notamment en oncologie pédiatrique.