Le CIRC (Centre International de Recherche contre Le Cancer) a classé les PM 2,5 comme cancérigènes certains.
Modèle de carcinogénèse à deux étapes : Les polluants génèrent un stress oxydatif et une inflammation chronique qui pourrait favoriser l’apparition de cancer, le tout associé à un effet directement toxique sur les cellules pulmonaires. L’étude conduite à Londres par Charles SWANTON et coll. en 2023 à démontré une association dose-dépendante entre l’exposition aux PM 2,5 et l’incidence estimée des CBNPC mutés EGFR.
Les mutations EGFR peuvent être retrouvées chez les sujets sans cancer du poumon dans près de 15 % des cas. Cela correspond à la première étape dite d’initiation. La seconde étape, celle de la promotion, nécessite un deuxième stimulus qui peut être apporté par la pollution. L’exposition aux PM 2,5 déclenche une réaction inflammatoire médiée par la voie IL1ß, conduisant les cellules préexistantes porteuses de la mutation EGFR à se transformer en cellules cancéreuses.
Cela pourrait déboucher sur un traitement préventif : l’étude CANTOS de 2017 a montré qu’un IL1ß (le canakinumab), donné chez des malades pour prévenir des récidives cardiaques, diminuait le risque de cancer du poumon, avec un effet dose-dépendant
D‘après un entretien avec Alexis CORTOT (CHU de Lille). D’après le Quotidien du Médecin Hebdo 10 024 – Vendredi 19 avril 2024