Selon le dernier rapport de la MIVILUDES (Mission Interministérielle de VIgilance et de LUtte contre les DÉrives Sectaires), les signalements liés aux médecine dites « alternatives » ont augmenté de 25 % entre 2020 et 2021 (dernières données disponibles), et de 85 % par rapport à 2015.
60 % de ces dérives concernent des malades du cancer.
Les dérives sectaires ont largement envahi le domaine de la santé, allant jusqu’à relancer malades et familles dans les services de cancérologie.
La détresse des malades et des familles est telle qu’ils se laissent convaincre d’abandonner la médecine traditionnelle au profit d’inventions aussi inutiles que pernicieuses ou farfelues, jus de légumes, jeûne, passes « magnétiques »…. la liste est sans fin, qui aboutit toujours à une perte de chance mortelle.
Les causes de cette explosion des dérives sectaires sont multiples :
- Déclin de la confiance dans la médecine, accéléré depuis la CoViD-19 et sa cacophonie radio-télévisée.
- Déserts médicaux et délais des rendez-vous.
- Influence des réseaux sociaux où n’importe quel gourou a plus de poids sur les esprits crédules qu’un prix Nobel.
- La pénibilité des traitements et leurs effets secondaires.
- La recherche désespérée d’une note d’espoir.
La MIVILUDES a signé des conventions de partenariat avec les Conseils de l’Ordre des professionnels de santé, avec la Ligue contre le cancer et avec l’InCa (Institut national du cancer), afin de lutter contre ces dérives mortifères.
Un projet de loi « visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l’accompagnement des victimes » a été porté par le député du Nord Brigitte LISO. Il instaure dans son article 4 un délit d’incitation à l’abandon de soins et à l’abstention de soins.
En clair il y aura délit si on incite un malade à interrompre ou à ne pas entreprendre un traitement dont l’efficacité est prouvée scientifiquement.
Ce délit de provocation sera passible d’un an d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Si la provocation est suivie d’effet les peines seraient portées à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
Ce projet de loi est actuellement entre l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Conseil d’État.
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