Ligue contre le Cancer
Comité de l'Ain

 

56 Rue Bourgmayer
Bourg en Bresse 01

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2012 09  Polémique à propos du dépistage organisé du cancer du sein

Dépistage du cancer du sein – positionnement de la Ligue

 À la suite de la parution récente de l’article "" Cancer du sein, ce qu’il faut savoir du dépistage"", dans le magazine UFC-Que choisir, la Ligue Nationale contre le cancer précise sa position :

-  La Ligue contre le cancer salue le débat ouvert par l’UFC Que Choisir à propos des questionnements légitimes liés au dépistage organisé du cancer du sein et a apprécié les positions et propositions de la ministre de la santé exposées lors de la conférence de presse du 26 septembre dernier. 

-  Tout en ne remettant pas en cause l’utilité du dépistage du cancer du sein, les études auxquelles se réfère Que Choisir mettent en exergue plusieurs évidences régulièrement rappelées par la Ligue :

    « Plus on cherche de cancer, plus on en trouve », 


Chiffres-clés :

-          En 2011 en France, le cancer du sein était le cancer féminin le plus fréquent avec 53 000 nouveaux cas estimés ;

-          1re cause de décès par cancer chez la femme avec 11 500 décès ;

-          Détecté à un stade précoce, ce cancer peut être guéri dans près de 9 cas sur 10 ;

-          52% de la population concernée participe au dépistage organisé ;

-          Environ 15% de la population ont recours au dépistage individuel ; 

Soit 1/3 des femmes ne suit aucun dépistage

40% des cancers du sein arrivent à un stade tardif
 

Concernant le surdiagnostic :

Il est établi que certaines lésions détectées par la mammographie et traitées ne seraient pas développées ou n’auraient pas évolué et n’auraient été à l’origine d’aucun symptôme du vivant de la personne. Or, pour 1000 femmes soumises tous les 2 ans à une mammographie entre 50 et 69 ans, 7 à 9 décès sont évités et 4 femmes sont surdiagnostiquées. Le dépistage sauverait ainsi 2 fois plus de vies qu’il n’occasionnerait de surdiagnostic. Par rapport à une population non dépistée la réduction du taux de mortalité est de l’ordre de 15% pour les femmes de 50 à 59 ans et de 30% pour les femmes de 60-69 ans. Les traitements moins lourds peuvent être proposés grâce aux diagnostic précoce. Les bénéfices du dépistage sont supérieurs à ses risques.  

Avec vigueur, la Ligue contre le cancer demande : 

-          De replacer la femme en tant que priorité (nous parlons trop souvent de « dépistage » et plus rarement « des bénéficiaires ») 

-          L’accélération d’études indépendantes, systématiques, renouvelées et sécurisées, en France pour une évaluation complète et sans tabou du dépistage ; 

-          De proposer avec la convocation écrite pour une mammographie « une consultation de dépistage » avec leur médecin généraliste, lui seul capable d’évaluer le bienfondé de poursuivre ou non le parcours de dépistage. Ainsi, la Ligue ne remet pas en cause le dépistage organisé mais replace la femme au centre du dispositif comme son médecin généraliste. En somme, le corps médical doit agir avec responsabilité et sens de l’intérêt de la femme comme priorité absolue. Ceci garantit une bonne information de la femme qui a alors un choix éclairé, comme le demande la ministre de la Santé.  

La Ligue demande également la mise en place : 

-          D’une lutte efficace et solidaire contre les freins persistants au dépistage (freins notamment liés à la précarité, à la barrière de la langue, à la difficulté d’accès aux soins, aux représentations et aux connaissances). Le filtre du médecin généraliste peut réduire ces inégalités. La Ligue intensifiera dans les mois à venir ses actions dans les milieux dits précaires, notamment avec les associations de quartier.  

La Ligue réaffirme qu’il est absolument indispensable pour ces questions liées au dépistage du sein comme pour toutes celles liées aux autres dépistages : 

-          Que dans la lutte contre le cancer, rien n’est jamais acquis, 

-          Dans les cas de dépistage positif, il est absolument nécessaire que soient envisagés les risques de surtraitements pour pouvoir s’en prémunir ;  

-          Qu’il est indispensable de financer dans la pérennité la recherche qu’elle soit clinique, épidémiologique, translationnelle ou fondamentale. En 2013, la Ligue contre le cancer, en partenariat avec l’INCa et l’ARC, lancera un programme d’actions intégrées de recherche dédié aux formes précoces de cancers du sein.  

Enfin, la Ligue appelle toutes les femmes concernées à participer au dépistage du cancer du sein.  

 

Bref rappel des intérêts du dépistage organisé :

-          Programme égalitaire

-          Proposé à toutes les femmes de 50 à 74 ans, assurées sociales

-          Remboursé à 100% par la sécurité sociale garantissant une équité d’accès

-          Renforce l’information individuelle

-          9% des cancers sont dépistés à la seconde lecture