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2012 03  Papillomavirus humain et cancer du col de l'utérus : le point sur la prévention
Ligue contre le cancer. Commission prévention.

LE PAPILLOMAVIRUS HUMAIN (HPV) et LE CANCER DU COL DE L'UTÉRUS

Le col de l'utérus est la partie basse de l'organe. Il met en communication le corps de l'utérus avec le vagin et l'extérieur. En France on dénombre chaque année 3.400 nouveaux cas de cancers invasifs, responsables du décès de 1.000 femmes. En Europe, 40 femmes décèdent chaque jour d'un cancer du col de l'utérus.

Qu'est-ce qui provoque le cancer du col de l'utérus ?
Le cancer du col de l'utérus est provoqué par le Papillomavirus humain, appelé HPV selon son sigle anglais. Il existe plus de 100 types de HPV, dont 15 environ peuvent provoquer des lésions du col susceptibles de se développer en cancer.
La plupart des femmes qui sont porteuses de HPV en guérissent en 6 à 24 mois, sans même savoir qu'elles ont été infectées.
Mais, chez certaines femmes l'infection persiste et le risque de développer un cancer du col de l'utérus apparait.

Comment contracte-t-on les HPV génitaux ?
Les HPV génitaux sont généralement transmis par voie sexuelle. Ils peuvent se transmettre d'une personne à une autre par tout contact peau à peau, et pas uniquement au cours d'un rapport sexuel.
Le HPV est très répandu et la plupart des adultes l'auront contracté à un moment de leur vie.

Comment se protéger ?
Les préservatifs protègent bien de la plupart des maladies sexuellement transmissibles. Malheureusement, ils ne sont pas totalement efficaces contre le HPV, probablement parce que ce virus peut être aussi sur la peau non couverte par le préservatif.
La vaccination est désormais disponible pour protéger les femmes contre les deux types de HPV les plus fréquents: les HPV 16 et 18. Ces deux types de HPV provoquent environ les deux tiers des cas du cancer du col de l'utérus et beaucoup de frottis anormaux. Les vaccins sont plus efficaces s'ils sont administrés avant l'infection par les HPV 16 et 18. Cependant, ils ne protègent pas contre tous les HPV. Pour cette raison, même si on se fait vacciner, on a encore besoin du dépistage. Ensemble, le dépistage et la vaccination offrent la meilleure protection contre le cancer du col de l'utérus.

Peut-on traiter les HPV génitaux ?
Il existe des traitements contre. les HPV responsables des verrues génitales (condylomes), mais ils ne sont pas efficaces sur les types du virus qui peuvent provoquer le cancer du col de l'utérus.
Heureusement, la plupart des infections par ce virus guérissent seules en 6 à 24 mois, sans causer de problème.

La présence d'HPV peut-elle affecter une grossesse ?
Les HPV génitaux qui causent le cancer du col de l'utérus sont très répandus. Des effets sur la grossesse n'ont pas été rapportés. Si on est porteuse d' HPV, il suffit de faire le suivi de grossesse normalement.

Qu'est-ce que le test HPV ?
Le test HPV est utilise pour déterminer si est porteur d' HPV. Il se pratique sur le matériel biologique recueilli lors d'un frottis. Bien qu'il n'existe pas de traitement médical contre les HPV qui peuvent provoquer le cancer du col de l'utérus, savoir si on est porteur de ces HPV permet d'évaluer le risque de développer cette maladie. Sil n'y a pas d'HPV, il y a peu de risque de développer ce cancer et on peut continuer avec le dépistage de routine. Si on est infectée par le HPV, et que l'infection ne passe pas seule, un suivi est nécessaire pour déterminer si on a des lésions du col de l'utérus qui doivent être enlevées afin d'éviter le cancer.
Chez les jeunes femmes, l'infection par HPV est très fréquente, mais souvent de courte durée. Pour cette raison, le test HPV n'est pas recommandé chez les femmes de moins de 30 ans, car il mettrait en évidence beaucoup d'infections qui guériront sans occasionner de problème.
En France, le test HPV est actuellement utilisé pour le suivi des femmes dont le frottis est légèrement anormal.
Si le test HPV est négatif, le risque de cancer du col de l'utérus est très faible. On conseille de refaire un frottis dans un an.
Si le test HPV est positif, le risque de cancer du col est plus élevé. Une colposcopie sera conseillée afin d'examiner en détail le col de l'utérus. Si la présence de lésion est confirmée le médecin recommandera un traitement local spécifique.

SURVEILLANCE ET TRAITEMENT D'UN FROTTIS ANORMAL

Qu'appelle-t-on frottis anormal ?
Un résultat est dit anormal lorsque des cellules anormales ont été trouvées lors de votre frottis. Généralement, il s'agit J'une lésion légère, dite précancéreuse, et non pas d'un cancer. De fait, la majorité des femmes ayant un résultat anormal guérira spontanément, mais quelques femmes auront besoin d'un traitement. Pour cette raison toutes les femmes qui ont un résultat anormal ont besoin d'un suivi pour vérifier le diagnostic et éviter le développement du cancer du col de l'utérus. On aura recours à une colposcopie et à une biopsie.


Qu'est-ce qu'une colposcopie ?
(à ne pas confondre avec la coloscopie, qui est l'examen du colon ou gros intestin)
La colposcopie permet d'examiner en détail le col de l'utérus à l'aide d'un microscope spécial appelé colposcope.
La colposcopie est un examen gynécologique réalisé dans les mêmes conditions qu'un frottis. Elle n'est pas douloureuse, car le colposcope reste à l'extérieur du corps.
L'examen colposcopique comporte trois temps :
-un examen du col sans préparation
-un examen avec colorants : application d'acide acétique à 2 % (les anomalies prennent une coloration blanchâtre en cas de lésion suspecte), puis application de Lugo le qui colorent uniquement les tissus normaux qui apparaissent alors en marron foncé contrastant avec les zones roses correspondants aux régions anormales.
-Un examen des vaisseaux sanguins du col utérin.
Si le médecin voit quelque chose qui lui semble anormal au cours de la colposcopie, il prélève des petits échantillons du tissu de la zone concernée. Cette biopsie est ensuite examinée au laboratoire à l'aide d'un microscope.
Toute anomalie trouvée dans la biopsie est classée, ce qui aide le médecin à décider si un traitement est nécessaire.

La biopsie au cours de la colposcopie :
Les anomalies trouvées dans une biopsie sont appelées Néoplasies Cervicales Intra épithéliales (ou encore CIN d'après leur sigle anglais). Selon leurs caractéristiques, celles-ci sont classées de CIN 1 à CIN 3.
Frottis normal : suivi par frottis selon le calendrier habituel
CIN 1 : anomalie légère : nouveau frottis 4 à 6 mois plus tard ou nouvelle colposcopie avec biopsie
CIN 2 et 3 : anomalie modéré ou sévère : traitement

LES TRAITEMENTS des ANOMALIES DU COL :

Quels sont les traitements ?
Les traitements consistent à enlever les lésions afin qu'elles n'évoluent pas en cancer. Ils sont très simples et peuvent être faits sans hospitalisation.
Il existe plusieurs méthodes, toutes aussi efficaces :
• cryothérapie — la lésion est détruite par congélation,
• vaporisation laser — la lésion est détruite à l'aide d'un laser,
• excision par boucle diathermique — la lésion est enlevée à l'aide d'une petite boucle métallique chauffée par le passage du courant électrique,
• conisation — la lésion est enlevée en prélevant sur le col un morceau de tissu en forme de cône.

Que se passe-t-il après le traitement ?

Les traitements des lésions précancéreuses du col de l'utérus ont un fort taux de réussite. La grande majorité des femmes sera entièrement guérie. Mais quelques unes auront besoin d'autres traitements. Pour cette raison, après un traitement, il est important d'avoir un suivi, avec des examens très réguliers jusqu'à ce que le médecin dise que l'on peut reprendre le dépistage de routine au rythme qu'il conseillera.
Généralement, les traitements n'affectent pas la vie sexuelle de la femme ni sa capacité à avoir des enfants.

DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L'UTÉRUS

Qu'est-ce que le cancer du col de l'utérus?
Ce cancer se développe au niveau du col de l'utérus, partie de l'utérus qui s'ouvre sur le vagin. Il apparaît lorsque certaines cellules du col de l'utérus deviennent anormales et commencent à se multiplier de manière incontrôlée.
Il faut de nombreuses années pour qu'une lésion du col au stade précoce se transforme en cancer. Heureusement, ces stades précoces sont faciles à traiter. Mais, comme ils ne présentent pas de symptôme, seul le dépistage permet de les trouver.

Pourquoi se faire dépister ?
Le dépistage sert à repérer les lésions du col à des stades où elles peuvent être enlevées, ce qui permet d'éviter qu'elles ne se transforment en cancer. Une fois le cancer développé, le traitement est plus difficile et sa réussite moins certaine.

A qui s'adresse le dépistage ?
A toutes les femmes, à partir du début de leur vie sexuelle.
Au début, le dépistage doit être annuel. Après deux résultats normaux, on peut le refaire tous les trois ans. Le dépistage protège mieux s'il est régulier.

Que doit-on faire ?
Pour se faire dépister, prendre rendez-vous avec un gynécologue ou un généraliste.
Le frottis ne doit pas être fait au moment des règles. Deux jours avant le rendez-vous, évitez les rapports sexuels et l'usage de traitements vaginaux.

Comment est fait le dépistage ?
Le dépistage du cancer du col de l'utérus est actuellement réalisé par frottis. C'est un examen gynécologique court et indolore, pendant lequel le médecin prélève délicatement un échantillon de cellules du col de l'utérus, à l'aide d'une petite brosse ou d'une spatule. Cet échantillon est ensuite examiné au microscope, ce qui permet de rechercher des cellules anormales, signalant la présence d'une lésion du col.

Que faire en cas de frottis anormal
chez la plupart des femmes le résultat est rassurant. Pour quelques femmes, le résultat est anormal. Cela signifie simplement que des cellules anormales ont été trouvées lors du frottis, mais cela implique rarement qu'il y a un cancer.
En fonction du résultat, un des examens suivants sera conseillé :
un nouveau frottis six mois plus tard,
un test HPV - recherche du Papillomavirus Humain, le virus qui peut provoquer le cancer du col de l'utérus,
une colposcopie - examen détaillé du col de l'utérus.

Certaines lésions devront être enlevées afin qu'elles ne se transforment pas en cancer. Il s'agit d'un traitement simple qui peut être fait souvent sans hospitalisation. Ces traitements affectent rarement là vie sexuelle de la femme et sa capacité à avoir des enfants.


VACCINATION CONTRE LE VIRUS HPV ET LE CANCER DU COL DE L'UTÉRUS

Pourquoi se faire vacciner ?
Il a été démontré que la vaccination prévient :
les infections par les HPV de types 16 et 18, les deux types de virus le plus souvent responsables des cancers, les lésions du col de l'utérus provoquées par ces types de HPV.
La vaccination devrait donc réduire les risques de recours un traitement pour des lésions du col de l'utérus et aussi diminuer le risque du cancer du col de l'utérus.
Un vaccin protège aussi contre les HPV de types 6 et 11, cause de la majorité des verrues génitales (condylomes).

Qui devrait être vacciné ?
La vaccination prévient avant tout les infections par le HPV. Elle protège surtout lorsqu'elle est effectuée avant le début des activités sexuelles. Cependant, le HPV est un virus très commun et de nombreuses femmes sont infectées peu après le début de la vie sexuelle. La vaccination est donc
moins efficace chez les adolescentes et les adultes ayant déjà une vie sexuelle.
En France, la vaccination est recommandée pour les filles de 14 ans, les jeunes femmes vierges de moins de 23 ans ou ayant eu leurs premiers rapports depuis moins d'un an.

Est-ce que la vaccination protège complètement contre ce cancer ?
La vaccination prévient efficacement l'apparition des lésions du col de l'utérus causées par les types de HPV que contiennent ces vaccins chez les femmes qui n'ont pas encore eu d'infection avec ces types du virus. Cependant, il n'a pas été démontré qu'elle protège les femmes déjà infectées par les HPV 16 ou 18 au moment de la vaccination. La vaccination ne protège pas, non plus, contre les autres types de HPV capables de provoquer ce cancer.
La vaccination contre le HPV ne protège donc pas complètement du cancer du col de l'utérus. Même si on a été vaccinée, il est important de faire le dépistage régulièrement. Ainsi, toute lésion du col de l'utérus pourra être trouvée à un stade précoce où elle pourra être enlevée afin d'éviter le
développement d'un cancer.

quelle est la durée de la protection ?
La vaccination comprend trois injections faites sur 6 mois. Il a été démontré qu'elle assure une bonne protection contre les types de HPV ciblés pendant au moins 5 ans. Des rappels pourront ensuite être pratiqués à intervalles réguliers.

Est-ce que les garçons ou les hommes doivent. être vaccinés ?
Bien qu'ils ne puissent pas avoir ce cancer, les hommes peuvent transmettre le HPV à leurs partenaires. En France la vaccination des garçons (hommes) n'est pas encore recommandée, car les études pour établir si elle les protégera efficacement contre les infections par le HPV sont en cours. Il est possible que la vaccination des hommes soit aussi recommandée dans le futur.

Est-ce que la vaccination comporte des risques ?
La vaccination contre le HPV est sans risque majeur. Les études cliniques montrent seulement des réactions mineures, typiques pour toutes les vaccinations (enflure, démangeaison, rougeur sur le site d'injection et plus rarement fièvre, nausée et vertiges).
Il n'a été rapporté aucun cas de maladie auto-immune déclenchée par la vaccination contre le HPV.
Comme toute vaccination, la vaccination contre le HPV n'est pas recommandée chez les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes.
En cas de grossesse survenant en cours de vaccination il n'y a pas lieu de proposer une interruption de grossesse.