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2011 03  Mars Bleu : Cancer colo-rectal : Avoir le réflexe du dépistage en consultation
David Bilhaut. Quotidien du Médecin. Jeudi 3 mars 2011. N° 8916, page 9

Mars bleu : mois du cancer colo-rectal

Avoir le réflexe du dépistage en consultation à l'occasion de l'opération Mars Bleu 2011. l'institut National du cancer (INCa) entend mobiliser davantage les médecins traitants dans le dépistage organisé du cancer colo-rectal chez les patients de 50 à 74 ans. L'objectif est d'améliorer un taux de dépistage évalué à 34 % dans l'Hexagone lors de la précédente campagne.

Au centre du dispositif, les médecins traitants se mobilisent progressivement dans le dépistage organisé du cancer colo-rectal depuis sa généralisation en 2009 sur l'ensemble du territoire.

Selon une enquête de l'institut BVA mené en 2010 pour l'INCa, 34 % des médecins généralistes déclarent "vérifier systématiquement la réalisation de ce dépistage chez leurs patientèle de 50 à 74 ans" (contre 56 % dans le cancer du sein et 47 % dans le cancer de la prostate).

Près d'une fois sur deux la question du dépistage est abordée en consultation à la seule initiative du patient.

A l'occasion de la campagne Mars Bleu, mois national de mobilisation contre le cancer colo-rectal, l'INCa soutient l'importance de créer une "parole-réflexe" sur ce dépistage lors de la consultation. Pour rappel, il s'agit, après évaluation de l'état de santé d'un patient éligible à ce dépistage organisé, de remettre à ce dernier un test au Gaïac, à réaliser à domicile.
"En pratique le test consiste à prélever de petits fragments de selles à déposer sur une plaquette. Le prélèvement étant à effectuer sur trois selles consécutives. Le patient insère ensuite la plaquette dans une enveloppe T à adresser au centre de lecture dont l'adresse est inscrite sur l'enveloppe".

Les résultats sont transmis par le centre de lecture au patient et normalement à son médecin. En cas de test positif (soit 2 à 3 % des cas) la personne est alors invitée à consulter son médecin traitant qui pourra lui prescrire une coloscopie afin de rechercher la présence de lésions dans le côlon ou le rectum.

40 000 cas annuels.
Troisième cancer le plus fréquent en France avec 40 000 nouveaux cas en 2010 derrière les cancers de la prostate (71 000 cas) et du sein (52 500 cas), le cancer colo-rectal reste la deuxième cause de mortalité par cancer en France (20 000 décès estimés en 2010), après le cancer du poumon (28 700 décès).

Grâce aux dépistage précoce (stade I cancer superficiel dans la paroi de l'intestin), le taux de survie à cinq ans après le diagnostic dépasse les 90 %.

"En faisant un test de recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans suivis d'une coloscopie en cas de positivité du test il est possible de diminuer de 15 à 20 % la mortalité par cancer colo-rectal avec un taux de participation de 50 %" souligne l'INCa.

Pour la période 2009 - 2010, sur 17 millions de personnes de 50 à 74 ans, ciblées,  5 millions ont adhéré au dépistage organisé, soit un taux de participation nationale de 34 %, plus élevés chez les femmes (36,5 %) que chez les hommes (31,4 %).
Ce niveau de participation diffère grandement selon les régions (52,4 % en Bourgogne contre 23,5 % à la Réunion).

Tout au long du mois de mars l'INCa va mener plusieurs actions de sensibilisation autour du dépistage du cancer colo-rectal : spots TV, campagne d'affichage, communication radio et Presse, film pédagogique sur Internet...
Pour les professionnels l'INCa prévoit d'envoyer un courriel à 46 000 médecins généralistes ainsi qu'un quiz à 23 000 d'entre eux.



TROIS QUESTIONS à Jérome VIGUIER
(Responsable du département dépistage à l'INCa)

Quel regard portez-vous sur le niveau de mobilisation des généralistes dans le dépistage du cancer colo-rectal ?

A l'occasion des précédentes campagnes de dépistage organisé, 39 000 médecins généralistes ont remis chacun au moins 10 tests à des patients.
Il y a un investissement important des généralistes.
Toutefois les taux de participation de la population témoignent du besoin de mobiliser encore davantage les médecins traitants qui demeurent les maillons essentiels de ce dépistage systématisé.
Lorsque le test est remis par le médecin généraliste, il est réalisé par le patient dans près de 90 % des cas. A contrario lorsque le test est envoyé par la poste, il est effectué seulement dans 15 % des cas.
Le pouvoir de conviction du médecin généraliste sur le patient concernant ce test de dépistage est donc extrêmement important.

Certains médecins demeurent réservés vis-à-vis du test actuel au Gaïac ?

Même si le test n'est pas parfait, il permet de dépister précocement la moitié des cancers colo-rectaux.
Les tests vont évoluer avec l'émergence prochaine des tests immunologiques.
Pour l'heure aucun test alternatif n'est actuellement disponibles.
Or, refuser de proposer ce test au Gaïac, c'est pour le médecin priver sa patientèle de la possibilité de pouvoir détecter précocement ce type de cancer.

Comment améliorer l'adhésion au dépistage du cancer colo-rectal ?

Dans les enquêtes que nous réalisons les médecins se déclarent convaincus de l'efficacité d'un dépistage du cancer colo-rectal.
Néanmoins ils ont encore un peu de mal à rester mobilisés sur toute une année pour la remise des tests, afin de pérenniser ce dépistage.
L'important pour le médecin généraliste est d'intégrer le réflexe de proposer à sa patientèle de 50 à 74 ans un test de dépistage cancer colo-rectal.
Il est également très important que les généraliste restent informés des résultats du dépistage.
On constate que les départements ayant les plus forts taux de participation sont ceux où le retour d'information vers les médecins généralistes est le mieux organisé.

Propos recueillis par Daniel Bilhaut pour le Quotidien du Médecin


 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

Affiche Mars Bleu 2011

 

 

 

 

 

Plaquettes Hémoccult

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jérome VIGUIER