Ligue contre le Cancer
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2008 12 Un vaccin contre le cancer?

Un vaccin contre le cancer ?
Le cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l'utérus, le deuxième cancer féminin par sa fréquence" est en progression. Il a été responsable de 250.000 décès dans le monde en 2005, dont 80 % dans les pays en voie de développement. L'OMS estime qu'il pourrait augmenter de 25 % dans les dix prochaines années.

Le responsable de ce cancer est un virus, le
 (HPV). Il existe de nombreux types d'HPV, identifiés par un numéro. Certains d'entre eux ont la propriété de transformer les cellules du col de l'utérus. On dit qu'ils sont oncogènes.
Ces virus infectent 70 % des hommes et des femmes sexuellement actifs au moins une fois au cours de leur vie, le plus souvent dès le début de leur activité sexuelle. Dans la majorité des cas, ils sont éliminés spontanément en 9 à 12 mois. Mais en cas de persistance du virus, sous l'influence d'autres facteurs comme le tabagisme et l'affaiblissement des défenses immunitaires, des lésions précancéreuses (dysplasies) apparaissent en 5 à 10 ans, et un cancer du col de l'utérus peut survenir 15 à 20 ans après l'infection initiale.

Le dépistage est fondamental. Il se fait depuis les années cinquante par le frottis. Ce frottis permet de déceler les lésions précancéreuses à leurs différents stades. Il s'adresse aux femmes de 25 à 65 ans ayant une activité sexuelle. Lors du premier dépistage, les jeunes femmes font faire un frottis deux années de suite, puis ensuite tous les trois ans tout au long de leur vie.
Malheureusement on constate en France, qu'un tiers des femmes de 35 à 64 ans ne font pas réaliser ces frottis.
D'où le chiffre de 1000 décès annuels par cancer du col.
L'apparition d'un vaccin peut apporter un progrès, mais ne doit pas remplacer le frottis.

Commercialisée en France début 2007, la vaccination anti-HPV est remboursée par la Sécurité Sociale à 65 %.
Elle consiste en 3 injections faites en 6 mois.
Elle induit une immunité forte et durable (au moins 5 ans) vis-à-vis de l'HPV. Cette vaccination est efficace à 100 % contre deux HPV oncogènes, les types 16 et 18, qui sont responsables de 70 % des cancers du col.
Il existe actuellement deux vaccins différents.

L'un d'eux protège contre les HPV n° 16 et 18, l'autre protège en plus contre les HPV n° 6 et 11, qui sont responsables de condylomes, verrues génitales bénignes mais inconfortables.

Une dizaine d'autres HPV oncogènes, responsables de 30 % des cas, résistent à ces vaccins.

Le vaccin n'agit pas sur les lésions constituées, mais empêche le virus HPV de pénétrer dans les cellules du col de l'utérus. Pour être efficace il doit donc être administré avant l'infection.

Cette vaccination s'adresse donc en priorité aux jeunes filles de moins de 14 ans n'ayant pas encore eu de rapport sexuel, et n'ayant donc pas eu le risque d'être infectées par un HPV.
Elle pourrait aussi être proposée aux jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans n'ayant pas eu de rapport sexuel, ou au plus tard dans l'année suivant les premiers rapports.

La vaccination anti-HPV a ses propres contre-indications, comme toute vaccination. Il n'a pas été mis en évidence d'effet secondaire majeur.

La vaccination n'est pas un traitement contre le cancer du col de l'utérus, ni contre les dysplasies.
La vaccination ne se substitue pas au dépistage par frottis qui doit être maintenu, y compris chez les femmes vaccinées.
Les mesures de précaution contre les MST, (maladies sexuellement transmissibles), doivent continuer à être prises, ainsi bien évidemment que les moyens contraceptifs.
 


 

 

   

 

 


papillomavirus