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2009_7  La nocivité des téléphones portables accrue à pleine vitesse
CAPITAL juillet 2009
                                                                 " Plus préoccupant que les antennes ".
En avril, à la table ronde sur la téléphonie mobile (le «Grenelle des ondes»), le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a rappelé les dangers du portable : Pendant que l'on se demande si les relais installés sur nos toits doivent être «bridés» à moins de 0,6 volt par mètre (V/m, l'unité de mesure du champ électromagnétique), on oublie qu'un coup de fil sans oreillette expose à un rayonnement bien plus intense, comme le montrent les tests de la revue CAPITAL, réalisés par un laboratoire spécialisé.
L'étude a été faite en ville à pied, à 100 km/h, et à 300 km/h.

A 300 km/h, le portable s'affole à chaque changement de relais

La revue CAPITAL a analysé des appels en milieu urbain, mais aussi dans un TGV à pleine vitesse: Le magazine «Auto Plus» ayant révélé que les ondes étaient plus intenses dans une voiture en marche, la revue CAPITAL a voulu savoir ce qu'il en était dans un train roulant à 300 km/h.

Résultat ? En ville, quand votre mobile accroche le réseau après composition du numéro, il émet 8 V/m puis oscille entre 3 et 4 V/m.
En TGV, non seulement le pic initial est presque trois fois supérieur, mais l'on reste très haut : pour trouver sa connexion malgré l'obstacle de la carcasse métallique du train, l'appareil a besoin d'une puissance élevée, qu'il conserve pour se reconnecter sans cesse aux antennes successives du parcours.
Dans les tests de CAPITAL, le mobile changeait ainsi de relais tous les 1 a 10 kilomètres, soit toutes les 12 à 120 secondes à 300 km/h.
En TGV, les portables sont donc «à fond» tout le temps !
Au point qu'un appel passé par votre voisin vous envoie 8 V/m, autant que le pic initial si vous téléphoniez dans la rue.
Il faut savoir que même un champ de 3 V/m n'est pas bénin: c'est le seuil à partir duquel on considère qu'un appareil électronique perturbe les autres équipements (ce n'est pas pour rien que l'on doit éteindre son portable en avion).

Quant aux effets sur l' homme, les niveaux atteints en TGV restent certes en deçà des normes: la loi tolère jusqu'a 58 V/m.
Mais, selon une récente résolution du Parlement européen, ce texte serait «obsolète» maintenant que de plus en plus de scientifiques accusent les ondes d'accroitre le risque de migraines, nausées et fatigue, sans parler de la possible apparition à long terme de neurinomes (tumeurs du nerf acoustique), voire de tumeurs cérébrales.
«II n'est pas conseillé de téléphoner en marchant, alors à 300 à l'heure ... », soupire ainsi le docteur Pascale Choucroun, membre d'une unité qui étudie les effets des radiofréquences au CHU de Brest.

René de Sèze lui-même, responsable de l'unité toxicologique de l'Ineris et réputé peu hostile aux opérateurs téléphoniques, s'inquiète de la puissance des appareils : «La limite réglementaire actuelle n'est peut-être pas raisonnable», admet-il. En tout cas, le sujet est chaud: prévue fin 2008, la publication du rapport «Interphone» de l'OMS, censé éclairer l'opinion sur les risques de cancers engendrés par l'usage du téléphone portable, a été reportée plusieurs fois.

Quand le téléphone est en veille :
Même quand il n'est pas en communication, un portable émet des ondes
pour rester en contact avec le réseau. En TGV, à pleine vitesse, l'ensemble des téléphones allumés - et le train lui-même - crée un champ électromagnétique quatre fois plus important que dans la rue.

Lors du passage de l'appel :
Appeler un correspondant ou sa messagerie entraine un pic de 2 à 4 secondes, qui s'explique par l'effort de l'appareil pour «accrocher" le réseau et établir la communication. A bord du TGV, cette pointe atteint des valeurs élevées.

Pendant la conversation :
En principe, la puissance d'émission du portable baisse et se stabilise une fois la communication établie, comme ici en milieu urbain. Mais, lorsque Le TGV file à 300 km/h, elle reste élevée pour maintenir la liaison, et connait même de nouveaux pics chaque fois que le mobile se connecte à un nouveau relais.
Ainsi les ondes émises par un mobile sont trois fois plus intenses dans un train rapide que dans la rue.

Méthode de l'enquête :
En mai, à bord d'un TGV Paris-Nantes, la revue CAPITAL a fait mesurer le champ électromagnétique d'un portable par un laboratoire indépendant, le Criirem (Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques).
Equipé d'une sonde isotropique et d'un spectromètre dûment étalonnés (ce qui garantit la fiabilité des mesures), un technicien a testé plusieurs configurations : portable à l'oreille ou utilisation d'une oreillette, train en gare, à 100 km/h puis à 300 km/h.
A titre de comparaison, on a testé les mêmes mobiles pour des appels passés en plein air, dans les rues de Paris.
Par souci de rigueur ces tests ont été réalisés sur trois téléphones différents

En attendant la publication du rapport «Interphone» de l'OMS, en TGV plus qu'ailleurs, utilisez une oreillette (les tests ont confirmé que cela réduisait considérablement l'exposition) et limitez-vous aux appels nécessaires, en les écourtant.
C'est bon pour la santé et, de toute façon, plus agréable et plus correct pour vos voisins...

(d'après Pierre-Olivier Savreux, revue CAPITAL, juillet 2009, 124-125.)

 

   

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courbe du haut : ondes à 300 km/h
courbe du bas : ondes à pied en ville