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Il faut apprendre à repérer les prédispositions génétiques aux cancers
Professeur Dominique Stoppa-Lyon net, chef du service de génétique oncologique à l'Institut Curie (Paris), et professeur à l'université René-Descartes (Paris-V).
(Médecins, N° 4, Avril 2009, Bulletin de l'Ordre national des médecins)

Le cancer est il une maladie héréditaire?
Pr Dominique Stoppa-Lyonnet : Le lien entre hérédité et cancer était pressenti depuis longtemps .
Ce n'est qu'en 1986 qu'un premier gène de disposition au cancer a été identifié, le gène RBI. Une mutation constitutionnelle du gène BRCA 1, portée par un seul allèle, est associée à un risque très élevé (90 %) de rétinoblastome dans les premiers mois de vie. Depuis, grâce au clonage positionnel, une quarantaine de gènes de prédisposition ont été identifiés.

Cela étant, on ne peut pas dire que le cancer est une maladie héréditaire.
Ce que l'on peut dire, c'est que dans un certain nombre de cas, pas les plus nombreux, il y a une mutation génétique qui augmente le risque de développer un cancer.
On sait par exemple que 45 % des femmes présentant une altération du gène BRCA1 développeront un cancer du sein avant l'âge de 50 ans.
Comme dans la population générale, ce risque a augmenté chez les femmes mutées au cours des dernières décennies : il est deux fois plus élevé chez les femmes nées après 1940 par rapport à celui des femmes nées avant 1940.
 
À partir de cette donnée, va-t-on devoir multiplier les tests génétiques à titre préventif?
Pr D. S. : Le Plan cancer a permis un renforcement du réseau de consultations d'oncogénétique et une augmentation du nombre de tests réalisés dans les laboratoires afin d'offrir un meilleur accès aux tests de prédisposition génétique, notamment pour les cancers du sein et du côlon.
Entre 2003 et 2006, grâce au soutien de l'Institut national du cancer (INCa), le nombre de consultations et de tests génétiques a doublé.
Mais il reste beaucoup à faire dans ce domaine.

Le corps médical est-il bien informé sur ces possibilités?
Pr D. S. : Il faut l'avouer, trop de médecins, aujourd'hui encore, considèrent qu'aucun cancer n'est héréditaire. Même si rares sont les situations de prédisposition, il faudrait que les médecins de premier recours aient le réflexe de poser quelques questions simples pour repérer les situations familiales à risque (nombre de cas, âge précoce de survenue d'un cancer, cancers multiples, etc.).
Et, en cas de doute, qu'ils n'hésitent pas à entrer en contact avec une consultation d'oncogénétique .

Des diagnostics prénatals et préimplantatoires dans les formes héréditaires du cancer sont-ils envisageables?
Pr D. S. : Que ce soit pour le DPN (Diagnostic Pré-Natal) ou pour le DPI (Diagnostic Pré-Implantation), le législateur a laissé la décision d'accéder ou non à la demande des couples à l'appréciation d'équipes médicales pluridisciplinaires, au sein des Commissions Pluridisciplinaires de DPN.
En 2006, l'INCa et l'Agence de la biomédecine ont commandé un rapport sur la question, qui recommande de ne pas modifier la loi et de laisser les CPDPN au centre des décisions.
Ceux-ci attestent de la gravité et de l'incurabilité de la situation en prenant en compte l'importance des risques tumoraux, des capacités de traitement et de prévention, le retentissement sur la qualité de vie de ces mesures de traitement et de prévention. L'information et l'accompagnement permettent aux couples de décider de recourir ou non à un DPN ou un DPI.
L'autorisation peut être délivrée en particulier dans des situations de risques très élevés de cancers survenant dans l'enfance.
 


 

 

   

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Professeur Dominique Stoppa-Lyonnet