Ligue contre le Cancer
Comité de l'Ain

 

56 Rue Bourgmayer
Bourg en Bresse 01

Tél:  04 74 22 58 96
  
www.liguecancer01.net

               

Chercher

   

   
Actualités  
A la une
Dernières actualités
Les dossiers
Agenda
   
Le Comité de l'Ain  
Son organisation
Ses résultats
Les Délégations cantonales
La vie des Délégations
Nous contacter
   
Nos missions  
Soutenir la recherche
Les dépistages
Prévention Information
L'aide aux malades
   
Comment nous aider  
Faites un don
Devenez bénévole
Devenez partenaire
Faites un legs
   
Informations utiles  
Avez vous une question ?
Documentations
Adresses et liens locaux
La Ligue et le cancer
Cancer Info Service
   
   
 
      Les actualités du Comité de l'Ain  

 

 

 

 

Retour à la liste des actualités

2009 03  A la recherche de nanoparticules plus sûres
(Isabelle Trocheris, Quotidien du Médecin n° 8536, mardi 24 mars 2009)
Des chercheurs américains ont réussi à fabriquer une nanoparticule luminescente et
biodégradable aux effets secondaires minimes, pour une utilisation plus sûre en médecine.
Depuis plusieurs années, les scientifiques explorent la possibilité d'utiliser des
nanoparticules capables de circuler dans le corps humain comme outils de
diagnostic et de traitement du cancer. Mais la toxicité de la plupart des
structures étudiées constitue un obstacle majeur pour leur application chez
l'homme. C'est pour tenter de parer à cet écueil qu'une équipe de chercheurs de
l'université de Californie et du Massachusetts Institute of Technology, aux
États-Unis, vient de mettre au point une nanoparticule de silicium luminescente,
biodégradable.
C'est la première nanoparticule luminescente conçue dans le but de
minimiser les effets secondaires toxiques
, souligne Michael Sailor (*), qui a dirigé le projet.

L'intérêt du silicium. Trois caractéristiques du matériau qui compose la
nanoparticule, le silicium poreux, lui confèrent un avantage pour une utilisation
en médecine : il est bien toléré par l'organisme humain, il s'y dégrade progressivement et possède une luminescence intrinsèque.

La propriété de luminescence est essentielle, à la fois pour les applications en
imagerie médicale et pour le suivi du déplacement in vivo d'éventuelles molécules
thérapeutiques qui seraient incluses dans le transporteur de silicium. Dans les
autres formes de nanoparticules développées avec ces deux usages en vue, la
propriété de luminescence est assurée, le plus souvent, par l'addition de produits
chimiques organiques toxiques, indiquent les chercheurs américains, ou par
l'intermédiaire de nanocristaux de semi-conducteurs, qui peuvent conduire à
l'accumulation dans le corps, au niveau du foie, notamment, de métaux lourds
dangereux.

Par contraste, le silicium existe déjà sous forme d'oligoélément chez l'homme. Un
des produits de dégradation du silicium poreux, l'acide orthosilicique, se
trouve naturellement dans de nombreux tissus. Enfin, l'acide silicique est excrété
de façon efficace dans les urines.

Quant à la troisième qualité du silicium poreux, également indispensable dans ce
contexte, c'est que sa biodégradation s'effectue relativement lentement. « La
nanoparticule doit pouvoir se maintenir dans le système sanguin pendant plus de
deux heures
, explique Michael Sailor, si elle est éliminée par le
foie ou les reins, elle ne peut pas atteindre la tumeur. »

D'une taille d'environ 100 nanomètres, la nanoparticule mise a point par l'équipe américaine est plus grande que la plupart de celle créées à ce jour pour le transport de médicaments dans le flux sanguin.

Ces dimensions permettent le changement de plus grandes quantités de molécules thérapeutiques, ce qui devrait contribuer à l'efficacité du dispositif. C'est également un facteur d sécurité, puisque c'est ce qui permet la dégradation naturelle de la nanoparticule en fragments qui peuvent être éliminés par les reins.
Des essais préliminaires effectué sur des souris traitées avec ces nouvelles
nanoparticules n'ont pas mis en évidence de modification à long terme des organes de
détoxication foie, rate et rein.

(*) "Nature Materials", publication en ligne : DOI:10.1038/NMAT2398


 


 

 

   

Actualité du comité de l'Ain de la ligue cantre le cancer
 
Les nanoparticules émettent une lumière rouge lorsqu'elles sont exposées aux ultraviolets